Suite à un problème technique, le musée est exceptionnellement fermé du 12 mai 2017 jusqu’à une date indéterminée. Nous vous tiendrons informés de sa réouverture.
Site sommital du fort de la Bastille à Grenoble
Renseignements 04 76 00 92 25 - Ouverture : du mardi au dimanche de 11 h à 18 h
Accès : par le téléphérique, par les sentiers pédestres de la Bastille,
en voiture avec stationnement possible sur le parking du glacis.







 
Les Alpes au fil de l’Histoire

Le XIXe siècle et l’apparition des Troupes de montagne étrangères

La création des Troupes alpines françaises

La conquête de la montagne

L’expertise de la montagne

1914-1918, le baptême du feu

1939-1940, les Alpins sur tous les fronts

Alpins en Résistance

Autriche et Algérie

Opérations Extérieures (OPEX)

Aménagement du territoire

Identité et Culture

 
 
Autriche et Algérie
 
Alors que les Troupes de montagne sont stationnées en Autriche et dans les Alpes françaises, elles sont envoyées en Algérie dès novembre 1954 où elles participeront à toutes les opérations, les derniers bataillons ne rentrant que bien après juillet 1962. Encore une fois, au cours de cette opération, les Alpins vont se démarquer, spécialement la 27e division d’infanterie alpine (DIA), seule grande unité à être restée dans le même secteur de 1954 à 1962, tout en conservant à la fois une mission de troupe de secteur et de troupe d’intervention.

Les premiers éléments de la 27e DIA (bataillon de marche du 6e bataillon de chasseurs alpins) quittent les Alpes en novembre 1954 pour la Kabylie, vaste zone montagneuse et assez élevée (le Djurjura y dépasse 2 300 m) habitée par une population montagnarde d’origine berbère.
Appliquant la doctrine du combat en montagne « qui tient les haut tient les bas », la division s’installe immédiatement dans les villages d’altitude. Le PC est installé à Tizi Ouzou, avec les artilleurs du 93e régiment d’artillerie de montagne.

Hiver comme été les Alpins ne cesseront de parcourir un terrain qui leur est devenu familier. Ils se font ainsi reconnaître des populations et de leurs ennemis, qui souvent les voient arriver par des itinéraires inattendus. C’est ainsi que va se créer une confiance et un respect réciproque entre les Troupes de montagne et les montagnard kabyles, éléments indispensables à la bonne conduite de cette guerre particulière. Car en plus des opérations militaires, une action permanente est menée auprès des civils : ouverture d’écoles, construction de dispensaires, améliorations du réseau routier, remplacement de l’administration civile défaillante. Ces réalisations sont le complément indispensable de l’action armée.

Il faut attendre juillet 1962 pour que l’ordre public et la sécurité soient rétablis dans le massif. Les pertes attestent la dureté de la lutte : chaque bataillon a perdu en moyenne quatre-vingts officiers, sous-officiers et chasseurs.

A partir de novembre 1962, les Alpins, comme d’autres unités, regagnent la métropole. Ce conflit marque profondément, pour plusieurs générations, les protagonistes et les communautés nationales respectives.
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